Quelques aventures dans les déserts indiens...

Bienvenue sur le site de mes randos et ascensions dans les Andes

31 octobre 2005

Cochiguaz, puis Pisco Elqui (Chili)

J'ai passé une excellente nuit, pleine de rêves étoilés ! Je range mes affaires doucement, tout en prenant un petit déjeuner copieux. Je pars de cet endroit, mais je ne sais pas encore pour où. Redescendre vers La Serena ou bien découvrir une nouvelle vallée ? Dans la voiture qui m'a pris en stop jusqu'à Monte Grande, j'opte pour la deuxième solution. Après une longue attente, je saute dans le bus qui m'emmène à Pisco Elqui, un petit village rebatisé sous ce nom pour faire honneur à la boisson nationale chilienne : le Pisco !

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rimg0493Je trouve une chambre absolument dégueulasse chez l'habitant, mais elle a le mérite d'être très peu chère. Le gars qui m'héberge est une sorte de baba cool sur le retour qui a vécu 6 ans dans le Vaucluse... vu sa dégaine, c'était sûrement dans une secte ! Je me rimg0492balade dans cette petite ville vraiment adorable. Qu'on se sent bien ici ! On a l'impression d'être loin de tout. Tout le monde se connaît, se parle et prend le temps. J'ai faim et j'ai besoin d'un vrai repas. J'attéri dans une hosteria splendide, et je déjeune sur la terrasse devant une grande piscine... Ça doit sûrement être hors de prix de dormir ici, d'autant plus que chaque chambre est une petite maison. Je me renseigne, et suis finalement étonné par un prix tout à fait abordable. Peut-être que...

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rimg0497Cet après midi je fais une grande balade sur les hauteurs de Pisco Elqui. Cette vallée est absolument magnifique. Le vert des vignes tranche radicalement avec le marron des collines et la vue sur le village est grandiose depuis là haut. Les cépages qui permettent l'élaboration du Pisco sont nombreux (9 en tout, si j'ai bien compté) et incluent le Muscat d'Alexandrie. Ces raisins après distillation donnent un alcool blanc et sec très aromatique, titrant de 15 à 45 degrés. Le Pisco est une fierté nationale chilienne, cependant on le trouve également au Pérou, autour de la ville du même nom... Mais ne dites jamais à un chilien que le Pisco est une invention péruvienne ! Avec le Pisco, on fait un très célèbre apéritif : le Pisco Sour, dont je raffole (et PO aussi !) cliquez ICI pour en découvrir sa recette.

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30 octobre 2005

Vicuña, puis Cochiguaz (Chili)

Je pars ce matin tôt pour m'enfoncer dans la vallée la plus sauvage du coin, dans un endroit appelé Cochiguaz. Pour ce faire, je prends le bus jusqu'à Monte Grande, le village de Gabriela Mistral, LA poète chilienne, prix Nobel et fierté nationale. De là je trouve un petit vieux qui veut bien m'emmener à Cochiguaz dans sa vieille voiture déglinguée. Je me fais totalement arnaquer pour le trajet (5000 pesos pour 20 km !), mais ce gars est tellement sympa et rigolo en me commentant chaque mètre de route que cela fait passer la pilule !

rimg0474Il me dépose à l'entrée du "village" de Cochiguaz, constitué de 3 maisons. On y trouve un centre de méditation zen avec autres disciplines du même acabit et un rimg0485camping. AH, enfin un peu de nature ! Je suis content de retrouver ma tente, et m'installe au bord de la rivière Cochiguaz dans un endroit assez paradisiaque (la photo n'est malheureusement pas terrible). Je suis seul et il est 11h du matin. Je me prépare une petite bouffe rapidement et je pars me promener sur les pentes abruptes qui surplombent le lit de la rivière. Ce coin est vraiment magnifique et très... tranquille ! Il fait beau et chaud, et un petit vent m'empêche de cuire sous le soleil qui tape fort (nous sommes à environ 1500m d'altitude). Ces grosses collines sont toutes fleuries, c'est splendide. Il ne manque plus qu'un OVNI et ça serait parfait !

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En revenant au camping, je suis surpris de voir deux autres tentes pas loin de la mienne... Tant pis pour la tranquilité absolue. Après un bon dîner, je passe une bonne heure à observer le ciel et de nombreuses étoiles filantes... le tout avec le bruit de la petite cascade se trouvant à quelques mètres de ma tente.

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29 octobre 2005

Vicuña (Chili)

J'ai été mauvaise langue... Le bus était plutôt confortable et j'ai passé une nuit presque correcte. Il est 9h du matin et nous arrivons à La Serena. Je décide de ne pas m'y arrêter et de partir tout de suite à Vicuña, une petite ville de la Valle de Elqui, à 1h30 de bus de La Serena.

La Valle de Elqui est, comme son nom l'indique, une vallée dans laquelle coule le "fleuve" Elqui et ses affluents. Elle est célebre pour plus d'une raison :
1/ On y fait pousser les vignes qui servent à élaborer le Pisco, l'alcool national (de 15 à 45 degrés).
2/ C'est un endroit où l'on trouve les cieux les plus purs du monde (enfin, c'est ce qu'on dit). Preuve en est, de nombreux observatoires y sont installés.
3/ C'est un endroit de villégiature assez prisé par les habitants de Santiago et Valparaiso.
4/ Enfin, cette vallée est également réputée pour être un centre d'énergie terrestre... Une sorte de paradis pour babas cools et autres fadas, persuadés que les extra-terrestres on élu cet endroit pour attérir avec leurs OVNIS !

rimg0459Vicuña est une petite ville tranquille d'environ 20000 habitants et c'est la porte d'entrée de la Valle de Elqui. L'architecture est curieuse et on sent qu'il n'y a pas que des influences hispaniques. Preuve en est de cette bizarre tour Bauer, bâtie par un allemand au début du siècle dernier. C'est curieux, mais en marchant dans ces rues, j'ai la sensation de déjà vu. Je fouille dans ma mémoire pendant quelques minutes pour finalement me rendre compte que cet endroit est presque la copie conforme de la petite ville de Cafayate en Argentine (région de Salta) !
Ici, on sent que les habitants ne sont en aucun cas stressés ! Il plane une ambiance vraiment très paisible. J'avale un rapide déjeuner avant d'aller me balader dans la campagne environnante. Depuis le cerro de la Virgen, j'ai une vue sympa sur la ville et ses environs. L'endroit est joli mais j'avoue une certaine déception... C'est ça la Valle de Elqui ?...

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Bon, qu'à cela ne tienne, je vais vérifier ce soir la réputation de ces cieux  incroyablement purs. Je vais visiter le petit observatoire de Mamalluca, situé à une dizaine de km de Vicuña.

rimg0470La visite commence à 23h. Nous sommes un petit groupe d'une dizaine de personnes et la visite débute par l'observation de différentes étoiles (Vénus, Orion, etc.) et constellations. Le télescope est assez petit (12 pieds) et les vues moyennement impressionnantes mais les explication de notre guide, passionné par sa science, sont vraiment intéressantes. Nous poursuivons la visite par un diaporama sur le ciel de l'hémisphère Sud et sur ses différentes constellations. Enfin, nous sortons dans le petit jardin et nous utilisons deux autres petits télescopes pour observer d'autres étoiles. Le ciel est incroyablement noir et c'est vrai que l'on y voit une infinité d'étoiles ainsi que la voie lactée... Mais j'avoue que le ciel le plus impressionnant que j'ai pu voir reste celui de notre traversée du Salar de Uyuni ! Nous redescendons à Vicuña vers 2h du matin, un peu endormis !

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28 octobre 2005

Calama (Chili)

Ras le bol de Calama ! Heureusement je pars ce soir pour La Serena. 15 heures de bus ça va me remettre les idées en place... Surtout avec Flota Barrios, une compagnie dont les bus sont vraiment très défraîchis et peu confortables...

Aujourd'hui je n'ai aucun programme. Hier, je m'étais dit que je tenterai de trouver un bouquin en français dans cette ville... Mais sans y croire une seconde. Or, en laissant mes sacs dans le bureau du patron de mon petit residencial (hôtel familial) je tombe sur un rayon d'une trentaine de bouquins dont DEUX en français ! Hourra !! Ca me remplit de joie car j'arrive bientôt au bout de mon dernier bouquin. J'échange donc mon Gogol en anglais (que je n'ai même pas lu) et mon Boris Vian (avec joie !) contre Huis clos de Sartre et un autre livre, dont je ne me souviens plus le titre, de Gabriel Garcia Marquez.

Le reste de la journée est consacré à Internet : mise à jour de mon blog, e-mails, et radio française en direct en écoutant France France Infos et Europe 1... C'est bon !

En marge de mon quotidien en Amérique du Sud, il y a certains petits détails amusants, agaçants ou juste notables que je voulais vous faire partager...

rimg01881/ Les douches boliviennes : mon passage en Bolivie date de quelques jours, mais je ne peux pas ne pas vous parler des douches boliviennes... Tout d'abord, il faut savoir qu'une douche procurant de l'eau chaude (et qui plus est, toute la journée) est monnaie rare. Lorsque l'on a la chance d'en trouver une, on se met dessous le plus souvent en priant... de ne pas mourir électrocuté ! En effet, la plupart de ces douches font de l'eau chaude électriquement, et ce sont de savants bricolages de fils électriques qui frôlent le jet d'eau juste au dessus de la tête... Même dans des endroits plutôt bien, comme le montre cette photo prise dans mon hôtel de La Paz !

2/ Mes chaussettes : J'en ai marre ! Ca fait 4 paires de chaussettes que l'on me perd dans les laveries ! J'ai l'impression d'en racheter sans cesse !

3/ L'accent chilien : Pas de chance, l'accent chilien est vraiment l'accent espagnol le plus dur à comprendre. Ce n'est pas qu'il soit moche (il a des intonations très chantantes), mais cet accent est très compliqué pour le gaulois que je suis : les chiliens ne prononcent presque pas les "s" et parlent comme s'ils avaient un truc brûlant dans la bouche. Cerise sur le gâteau, ils parlent super vite et ne font presque jamais aucun effort avec les étrangers... Dur !

4/ La conduite sur les routes : Quand on passe des routes boliviennes aux routes chiliennes, la différence entre les deux façons de conduire est aussi grande qu'entre le blanc et le noir... En Bolivie, c'est l'anarchie complète : klaxons en permanence, non respect total de la signalisation et des limitations de vitesse, des rimg0021"routes" pourries et un parc automobile très... hétéroclyte ! En revanche au Chili, c'est le grand silence (pas de klaxons), des voitures la plupart du temps aussi modernes et bien entretenues qu'en France et surtout des conducteurs parfaitement dressés ! Pour vous donner une idée, ici il n'y a pas de barrières aux passages à niveau, or il est obligatoire de marquer un arrêt devant chacun de ces passages. Les amendes sont tellement élevées (voire même parfois de la prison), que tout le monde s'y arrête, même en plein désert devant une ligne de chemin de fer désaffectée !
Seul GROS bémol sur les routes chiliennes : les camions et les bus qui roulent toujours comme des fous... Ca fait tout drôle quand, assis dans un bus qui roule déjà trop vite, on se fait doubler dans une côte par un double semi remorque sur lequel il est écrit en gros : DANGER ACIDE SULFURIQUE !

5/ La "gastronomie" chilienne : Malgré tout ses climats et ses 4500 km de côtes, le Chili est un pays 17désespérant pour le grand gourmand que je suis... En effet, on pourrait se dire qu'avec un tel accès sur l'Océan, les poissons y sont très divers et abondants partout. Que nenni ! On trouve en général 4 ou 5 variétés à tout casser (surtout du congre et du saumon) et presque tout le temps il est frit... Beurk ! Les joyaux de la cuisine chilienne ? tout d'abord la Ensalada chilena, des tomates et des oignons avec de la coriandre... et le Lomo à lo pobre : un steak frite avec un oeuf au plat et de la salade... Merveilleux ! Bon, il y a des exceptions, mais c'est presque toujours tellement cher qu'il ne faut même pas y penser.
HEUREUSEMENT je me rattrape avec les pâtisseries, les glaces et le vin... J'ai repris tous les kilos que j'avais perdu en Bolivie !

5/ La sectorisation des commerces : Au Chili et en Bolivie, comme dans beaucoup de pays d'Amérique latine, on est surpris par le manque d'originalité des commercants qui bien souvent se regroupent tous par secteur d'activité dans un tout petit périmètre. Ainsi, dans toutes les villes, on trouve le secteur des coiffeurs, des parfumeries, des fabricants de tampons encreurs (!) et j'en passe des dizaines d'autres... Quand on n'est pas au courant et que se trouvant dans le secteurs des boucheries, on cherche une quincaillerie... On se demande parfois s'il en existe une dans la ville !

6/ Le Once : Au Chili (surtout dans le Nord), on ne dîne généralement pas. En effet, on prend le Once (tomar once) vers 17 ou 18h... C'est en gros une sorte de tea time, mais avec souvent un gros sandwich bien gras en plus du gâteau. Tout ceci fait que, quand moi j'ai faim (c'est à dire vers 20h), je me retrouve la plupart du temps dans un resto totalement vide avec un serveur qui me dit qu'il ne reste presque plus rien... seule alternative : les chaînes de restos nationales et internationales qui proposent des repas à toute heure.

... Bon, je vous laisse car je vais rater mon bus pour La Serena !

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27 octobre 2005

Calama (Chili)

Bon, nous sommes jeudi et il faut que je m'occupe jusqu'à mon départ pour l'Argentine, prévu pour demain matin. Je passe donc un coup de fil à la Codelco, la première entreprise chilienne (17000 employés), pour réserver une viste de la mine de Chuquicamata en début d'après midi. J'avais déjà fait cette visite avec PO en 1999, mais il faut faire passer le temps et il faut aussi dire que cette mine est très impressionnante.

rimg0443Chuquicamata (Chuqui pour les intimes du coin) est tout simplement la plus grande mine à ciel ouvert du monde : 4,5 x 3,5 km et une profondeur de 850m (bientôt 1100m)... Ce qui, à mon avis, en fait le plus gros trou creusé par l'homme ! Cette mine est exploitée depuis 1915. Sa production annuelle est de un million de tonnes de cuivre pur par an (ce qui fait 2740 tonnes par jour !) et son potentiel est effarant : encore 85 millions de tonnes ! C'est bien entendu le poumon économique de Calama, qui se trouve à 15km du gisement.

Je suis de nouveau époustouflé par la taille de la mine ! Les camions qui y circulent 24h sur 24 et 365 jours rimg0441par an paraissent minuscules... Mais ce n'est qu'une illusion car chacune de ces petites bêtes pèse 170 tonnes (dont 100 t de charge) et fait 7 mètres de haut pour 2000 chevaux ! On se sent vraiment minuscule à côté d'une roue d'un de ces mastodontes ! Juste encore un chiffre : un pneu coûte environ 120 000 dollars !

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Les projets de Codelco font tourner la tête... Entre autres, j'ai noté le développement de 2 mines voisines pour n'en faire qu'une dans une dizaine d'années. Le monstrueux trou aura alors une longueur de 15 km ! Il y a aussi la création d'une autre mine géante, souterraine cette fois-ci !

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Je rentre à Calama, la tête encore dans ces chiffres ahurissants. Bon, je vais acheter mon billet de bus de demain pour Salta... BANG ! Pas de bol, tout est complet ! Où est cette ***** de vendeuse qui m'a dit hier que j'avais tout mon temps ??!! Je suis dépité... Que faire ? Je change mes plans, adieu les steaks de boeuf géants et la vie moins chère... Je reste donc au Chili et prends un billet pour La Serena, afin d'aller faire un tour dans la Valle del Elqui.

Je suis contrarié et j'ai le moral un peu en berne... Heureusement, ce soir, je dialogue sur Internet avec une amie (Virginie) qui travaille à Istambul... Son chat vient d'attaquer une mouette sur son balcon et elle ne sait pas quoi faire du volatile blessé... Pendant une demie heure nous tenterons de trouver une solution... C'est complètement dingue ce moyen de communication instantanné qu'est le chat ! Pour ceux que ça intéresse, ça s'appelle MSN Messenger, c'est gratuit, simplissime à télécharger et encore plus simple à utiliser* : http://www.imagine-msn.com/messenger/default2.aspx?locale=fr-fr

*Avec une web cam, on peut se voir, et... Encore plus fort : avec un casque et un micro on peut en plus se parler comme si on était à côté ! J'ai fait l'expérience avec Laure, c'est génialissime !

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26 octobre 2005

Antofagasta, puis Calama (Chili)

Où vais-je ? Qu'est-ce qui me fait choisir une destination plutôt qu'une autre ? Pour mes dernières villes visitées, c'est simple : je descends le Chili du Nord au Sud, en faisant une halte dans chaque port : Arica, Iquique et Antofagasta. Et maintenant... Où aller ? Pour tout dire, j'attends un partenaire de montagne qui doit venir de France mais qui est encore très indécis dans sa date d'arrivée... A vrai dire il y a même des "chances" qu'il ne viennent pas. S'il vient, nous ferons quelques ascensions d'acclimatation autour de San Pedro de Atacama avant de descendre plus au Sud pour tenter l'Ojos del Salado, sommet du Chili avec 6900m.

Donc, où aller ?
Je me suis décidé hier pour Calama, la ville de mon arrivée en Amérique du Sud lors de ce voyage. Pourquoi ?... Je ne sais pas trop en fait. Peut être parce que c'est proche d'Antofagasta, parce que cela me fait remonter un peu vers les Andes (2200m d'altitude) et parce que je me dis que si mon partenaire arrive, je serais sur place... Donc, 3 heures de bus et me voilà à Calama, la ville du soleil et du cuivre, 140000 habitants. C'est la 4ème fois que j'y viens et ce n'est pas avec joie que j'y débarque, car il n'y à rien à y faire ou à y voir !

Ces rapaces de taxis prennent 2000 pesos (20F) pour aller du terminal de bus au centre ville... Fidèle à ma lutte anti taxi chiliens commencée à Antofagasta, je décide d'y aller à pieds avec mes 30 kg (tout ronds) de sacs sur le dos. C'est loin et cette demie heure de marche sous un soleil brûlant me met de mauvaise humeur. Je fais le tour des bureaux des compagnies de bus pour savoir s'il y a un moyen de se rendre à Ollagüe (pour y refaire une tentative sur le volcan du même nom)... Il y en à un : bus pourri qui part ce soir à minuit pour arriver à 4h du mat'... Je demande si ces horaires sont une blague, mais je sais très bien que cela n'en n'est pas une ! Je suis faible et je capitule. Je ne retournerai pas à Ollagüe cette fois-ci. Je me renseigne donc sur les autres possibilités : Nous sommes mercredi et il y a de la place vendredi pour Salta (Argentine, juste de l'autre côté des Andes) et quand je veux pour La Serena, un peu plus au Sud du Chili... mais toujours au Nord du pays malgré les 15h de bus pour s'y rendre ! Je me décide pour l'Argentine, mais la vendeuse voyant mon incertitude me dit qu'il n'y a pas le feu pour prendre mon billet. Parfait, la nuit porte conseil et j'achèterai mon billet demain !

Je me dégotte un residencial (entre hôtel et chambre chez l'habitant) moyen mais au patron sympa. et file vers un centre Internet. J'apprends que mon partenaire de montagne ne saura s'il vient que vers la fin de la semaine prochaine... voilà qui ne me réjouit pas trop, mais je ne lui en veut absolument pas car c'est à cause d'entretiens de recrutement qu'il est dans l'attente. J'envisage donc un séjour d'une bonne semaine en Argentine et vais me taper un excellentissime jambon à la broche chez Bavaria (tu te souviens PO !?)...

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25 octobre 2005

Antofagasta (Chili)

C'est bien ce que je craignais... La nuit à été vraiment pénible : lit ravagé et du bruit en continu. Pour parachever le tout, j'ai droit à un petit déjeuner avec une sorte de jus infect (café ou thé) servi dans une tasse si sale que je n'y touche pas !

rimg0412Bon je rattrappe tout ça en allant prendre un vrai expresso dans le centre ! Je foncerimg0415 ensuite vers le vieux port. L'ambiance est sympa et les barques et bateaux de pêche apportent une touche de couleur à cette journée grisâtre. J'aime beaucoup les ports et je passe pas mal de temps à observer ces embarcations, les pêcheurs raccomoder leurs filets, ainsi que les pélicans qui sont absolument partout... Que ces oiseaux sont grands ! Juste au bout du môle principal se trouve le petit marché aux poissons, sorte de criée locale. Je suis surpris de voir que pour une ville de 300 habitants, la taille de ce marché n'est pas tellement plus importante que celui de... Quiberon !

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Je reviens vers le centre ville et vais déjeuner dans un petit resto du vieux marché. Au diable l'avarice, il faut tout de même que je goûte la nourriture marine ! Je commande donc un délicieux Pulpo pilpil (poulpe légèrement épicé, cf photo).

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rimg0422Je passe le reste de la journée à continuer de marcher dans la ville, en long et en large... rimg0424y'a pas de travers ici, le plan des villes est un invariable quadrillage basique ! La place centrale est agréable, très fleurie et on y trouve une sorte de réplique de Big Ben qui surplombe quelques prècheurs qui, avec leurs petits haut-parleurs, tentent de convertir au Christ un auditoire aussi clairsemé que distrait... Mais avec quelle conviction !

Au détour d'une rue, je tombe sur un petit kiosque vendant quelques livres en anglais... C'est toujours mieux que rien et je débusque un livre de Gogol, de plus de 400 pages... Ceci devrait me servir de roue de secours en attendant de trouver des livres en français !

Par curiosité, je rentre dans un supermarché assez luxueux. Je reste scotché une demie heure au rayon vins... Superbe ! La sélection de vins (uniquement chiliens) est vraiment impressionnante, très bien présentée et le rayon est parfaitement tenu. Au sujet des vins chiliens, je dois dire que je suis vraiment impressionné par la variété et surtout par la qualité des vins d'entrée et de moyenne gamme (pour autant que j'ai pu en goûter). J'ai l'impression que ces vins se sont débarassé d'un boisé envahissant qui leur faisait défaut auparavant. Globalement, je bois ici des vins aux alentours de 16 à 30 francs (en magasin) et je les trouve nettement supérieurs à nos petits vins français. En plus les bouteilles sont généralement superbes et originales !

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24 octobre 2005

Iquique, puis Antofagasta (Chili)

En sept heure de bus, me voici à Antofagasta, deuxième ville du pays pour environ 300 000 habitants. Ce gros port (à l'échelle chilienne) est la plateforme d'exportation du cuivre chilien.

rimg0406Je saute dans un taxi qui me conduit jusqu'à un hôtel un peu exentré mais qui à l'air bien... Le trajet me coûte 2000 pesos (20F)... C'est cher ! Je découvre l'hôtel : une patronne acariâtre qui me demande de payer mes deux nuits tout de suite et c'est super cher (75F) ! Ma chambre est à l'image de l'accueil : un taudis crasseux, tout poisse et la couleur de l'oreiller (cf photo) en dit long sur tout le reste... Pourquoi ne pas partir me direz-vous ? Tout simplement parceque je n'ai aucune envie de repayer un taxi pour revenir dans le centre... Deviendrais-je radin ?

Bon, je me calme en allant me faire couper les tifs. Heureusement que j'ai dit "pas trop court" au coiffeur, sinon je pense que je serais ressorti la boule à zéro ! La fin de l'après midi me voit parcourir les rues bruyantes et grouillantes de cette grosse ville. Je tente de retarder au maximum l'heure de mon retour à "l'hôtel" et je me tape une bonne pizza et un gâteau, avec du vin !

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23 octobre 2005

Iquique (Chili)

Bon, c'est décidé je pars demain ! Et pour m'en donner une preuve, je commence cette journée en allant acheter un ticket de bus pour Antofagasta. J'y resterai une journée ou deux, avant de remonter à Calama... J'ai dans l'esprit de peut être refaire une tentative sur mon premier échec andin de ce voyage... Le volcan Ollagüe... vous vous rappelez ?

Je passe ma matinée à marcher le long de ces grandes plages. Nous sommes Dimanche et je me souviens du bon poulet frites dominical du Vésinet... Je me débrouille donc pour ne pas déroger à cette excellente habitude et me voilà devant une bonne vollaille accompagnée de ses frites ! Il fait un temps gris et brouillageux (oui, je sais ca n'existe pas, mais c'est assez justement imagé)... Pile poil le temps pour s'enfermer quelques heures dans un centre Internet pour mettre à jour mon blog !

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22 octobre 2005

Iquique (Chili)

Aujourd'hui est un grand jour : Je vais VOLER !

En effet, je n'ai pu résister à la tentation de m'offir un vol en parapente ! Iquique étant une Mecque internationale de ce sport et les prix étant très raisonnables, cela aurait été bête de ne pas en profiter. Nous partons en taxi avec Patricio, mon moniteur et une de ses amies qui vient voler avec nous. Patricio fait partie des pionniers du parapente chilien, il a été pris par ce virus il y a plus de dix ans. Nous montons le long de la gigantesque dune qui surplombe la ville. Patricio m'explique que le site d'Iquique est idéal pour le parapente, de part son extrème facilité d'accès au site d'envol (50 centimes d'euro pour 10 minutes de taxi) et sa géographie parfaite qui permet la pratique presque 365 jours par an.

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rimg0366Sur l'aire d'envol, pas mal de parapentistes sont au départ et le départ est... rimg03721Vertigineux ! Patricio prérare notre aile en 10 minutes et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous voilà cavalant pour nous envoler... C'EST FABULEUX !! Nous attrapons un ascendant thermique et montons de plusieurs dizaines de mètres dans un silence total... Je suis bouche bée devant le spectacle. Nous volons en douceur pendant une bonne vingtaine de minute au bord et au dessus de la crète de la dune. La vue est bien sûr inouïe et j'ai de la chance, aujourd'hui il n'y a aucun brouillard... On voit à des dizaines de kilomètres !

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rimg0379Je suis tellement captivé par notre vol que je ne prends pas tant de photos que ça. rimg0376Patricio est vraiment sympa car il fait durer le vol et c'est finalement au bout de trois quart d'heure que nous devons attérir en douceur sur une grosse dune du haut de la ville. Je suis sous le charme. Patricio s'en rend bien compte et il me dit que bien des passions commencent comme ça... Il suffit d'apprendre, m'indique t'il avec un grand sourire ! C'est vraiment tentant, d'autant plus que le prix des stages est vraiment très abordable... Peut être plus tard, quand j'aurai fini mes ascensions ! En tout cas je garderai un souvenir incroyable de ce vol au dessus d'Iquique.

Le reste de la journée est beaucoup plus calme : déjeuner dans un bouiboui, plage et balade dans la ville et dans le port. Je voudrais partir demain... Mais je ne sais pas où !

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