22 octobre 2008
J-36 et Team + 1 !
Nos préparatifs et notre entrainement se poursuivent sans encombre. Super nouvelle : nous serons 3 à partir pour les hauts
plateaux argentins ! Le troisième fou s’appelle Patrick et travaillait dans la même entreprise que Fabrice. Il s’était déjà joint à nous pour une petite virée à Chamonix l’année dernière. A 40 ans, sportif, entre deux boulots en ce moment, Patrick pratique un humour plein de flegme que lui confèrent sa nationalité allemande et ses années vécues en Angleterre.
Plus nous nous rapprochons du départ et plus il (me) semble que notre sommet de prédilection devrait être le Pissis. Le Cerro Pissis est le troisième sommet le plus haut de la Cordillère des Andes, avec une altitude atteignant 6 795 mètres. Il est situé à la limite entre les provinces argentines de La Rioja (face Sud) et de Catamarca (face Nord). Il se trouve à 31 kilomètres à l'Est de la frontière avec le Chili.
Le Cerro Pissis est en fait un puissant massif présentant cinq sommets et mesurant approximativement 25 km d'Est en Ouest, et 12 à 15 km du Nord au Sud. Le Pissis forme le côté Nord d'une importante caldeira (cratère), avec les volcans suivants : le Baboso, le Reclus, les Gemelos Sur et Norte, le Cerro Bonete (Bonete Chico), le Veladero, le Peña Azul et quelques autres. Au centre de cette caldeira se trouve la laguna del Inca Pillio. La première traversée de cette Caldeira enchainant le Bonete et le Pissis été tentée par mes amis Fernando, Andy et Robert en décembre 2005.
Le Pissis tire son nom du géographe français Pierre Joseph Aimé Pissis (1812-1889), membre de l'Académie des sciences et topographe du Chili au milieu du XIXe siècle.
07 octobre 2008
Le gnome reprend du service !
Deux ans et demi. J'ai tenu deux ans et demi sans remettre les pieds en Amérique du Sud. Même en ayant foulé d'autres endroits, c'était beaucoup trop long et il fallait que cela change. Alors j'ai pensé à revenir sur un des lieux les plus incroyables de cette partie du monde. Un endroit si sec qu'il n'y pleut quasiment jamais. Un endroit si éloigné que la première "ville" se trouve à plus de 200 km. Un endroit où le plancher est à 4000 mètres. Un endroit où l'on trouve la plus forte concentration de sommets à plus de 6000 mètres de toute la Cordillière. Cet endroit s'appelle la Puna et est situé dans la région de Catamarca en Argentine, pays béni des dieux et que j'aime particulièrement.
Fabrice, l'éternel compère m'accompagnera dans ce voyage éclair (à peine 20 jours), prévu du 27 novembre au 15 décembre prochain, durant lequel nous comptons faire autre chose qu'enfiler des perles.
Au programme : une semaine d'acclimatation à Las Grutas, poste argentin avancé situé à quelques km de la frontère chilienne, qui précedera l'ascension du Pissis (3ème sommet andin avec 6795m) ou bien l'Ojos del Salado (2ème sommet des andes, culminant à 6893m) par son versant argentin... On choisira sur place pour cette deuxième partie !
Bien sûr le gnome n'a pas la même frite qu'au retour de ses 6 mois dans les andes, mais Fabrice et moi nous appliquons à boucler chaque semaine le circuit des 25 bosses à Fontainebleau, avec nos sacs à dos chargés de packs de bouteilles d'eau pour nous rendre l'exercice un peu plus désagréable. Un complément d'entraînement piscine est prévu sous quelques jours, ainsi qu'une petite diète qui sera la fort bienvenue. Enfin, toujours côté préparation, nous avons prévu de passer le pont du 11 novembre à Chamonix, histoire de dormir 3 nuits le plus haut possible pour commencer un sembalnt d'acclimatation à l'altitude.
La logistique de ce blitz argentin est réduite à son plus strict minimum : un vol sec vers Buenos Aires, des heures de bus pour traverser le pays, un contact sur place qui nous monte en 4x4 sur la Puna et vient nous y rechercher. A part deux ou trois broutilles à acheter, nous avons maintenant un matériel top niveau grâce à notre séjour de l'année dernière au Kirghizstan (Pik Lenin). Je ne pourrai même plus me plaindre d'avoir froid aux pieds puisque je me suis doté des légendaires Everest de chez Millet, qui portent bien leur nom puisque ce sont tout simplement les pompes de montagne les plus chaudes qui existent. Et puis avec quelques années d'expérience dans ce genre "d'expé", nous savons maintenant ce que c'est que de voyager light.
Donc, à part notre surpoids (encore inquiétant à quelques semaines du départ), tout s'annonce parfaitement et nous sommes motivés à bloc pour nous en mettre plein les jambes et surtout plein les yeux !



