Quelques aventures dans les déserts indiens...

Bienvenue sur le site de mes randos et ascensions dans les Andes

31 mai 2009

L'expé Pissis 2008 vue par Fabrice

Retrouvez les remarques et impressions de Fabrice sur son blog : http://fabriceontheroad.blogspot.com/

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13 décembre 2008

Fiambala (Argentine)

Idem hier, mais avec le bus qui nous ramène de nuit à Catamarca en fin de journée.

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12 décembre 2008

Fiambala (Argentine)

Journée de détente complète aux Termas de Fiambala !

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11 décembre 2008

Pissis (Argentine)

Réveil en super forme pour moi, en moyenne forme pour Patrick et pas en forme du tout pour Fabrice. Nous avalons un petit déjeuner avant de partir vers le sommet. Je me goinfre au maximum de mes possibilités : cake, barres de pâte d'amande, pâtes de fruit, power gel, tout y passe pour ne pas être victime d'une fringale. Je bourre également mes poches de ces petites bricoles pour grignoter tout au long de l'ascension.

9h00. Théoriquement, il nous reste 500 mètres pour atteindre le sommet. Nous devrons pour cela tout d'abord remonter un petit névé avant d'attaquer une grande pente rocheuse et arriver à un col d'où un pente assez raide en mixte semble monter au sommet. Je carbure et ne pense qu'au sommet. J'ai un bon rythme et je fais peu de pauses, ce qui me met en avant de Patrick, suivi par Fabrice qui semble peiner dans la caillasse et avancer plus "à la volonté" qu'au physique.

Arrivé au petit col, je m'assois à l'abri du vent et en profite pour grignoter un peu, les yeux rivés vers ce qui m'attend plus haut. Je n'ai toujours pas soif et mon thermos reste dans mon sac. Il faut d'abord traverser un zone neigeuse avant de rejoindre des grosse pierres assez raides. Ca passe sans problème. Un autre petit névé, plus raide se présente à moi, puis quelques grosses caillasses qu'il me faut escalader avec les mains, puis, ca redevient vachement plat.

Vachement plat car je suis arrivé au sommet sans m'en être rendu compte ! Ce sommet est gigantesque, grand comme un terrain de foot. On y trouve plusieurs petits monticules naturels et ce n'est pas évident de déterminer celui qui semble être le plus haut. D'instinct je pars vers la gauche, mais au bout du plateau, je ne trouve rien qui puisse faire penser au sommet que nous a décrit Martin (avec sa fameuse croix) et qui ressemble aux photos que nous avons pu trouver. Je repars dans l'autre sens et tombe à l'autre bout du plateau sur le sommet tant espéré. A quelques mètres, je sors la caméra de Patrick que j'avais sur moi aujourd'hui pour filmer ce moment.

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12h00. M'y voilà au sommet de ce Pissis. 6800 mètres, 3ème sommet du continent américain, la montagne pour nous tout seuls et le sommet pour MOI TOUT SEUL ! Quel bonheur, c'est le grand pied ! Je n'ai même pas froid et je m'installe entre les pierres du sommet pour feuilleter le libro de cumbre (livre de sommet signé par les précédents andinistes) et farfouiller dans la boîte à souvenirs dans laquelle on trouve un collier, des cartes de visite, des bouts de laine, et plein d'autres petites bricoles. J'y ajouterai d'ailleurs les miennes. Je suis bien ici. Cela n'a pas été aussi difficile que j'imaginais et je peux vraiment aprécier le moment pleinement.

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Patrick me rejoint 20 minutes plus tard. Sur son visage, le sourire et le soulagement en disent long sur sa joie d'y être arrivé. Je suis vraiment bluffé : sans aucune expérience de la haute altitude et de l'andinisme, Patrick vient de s'avaler le Pissis pour premier 6000 ! Photos, congratulations. Il est vraiment fort !

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Nous ne doutons pas un moment que Fabrice ne puisse nous rejoindre. Patrick me raconte le rythme qu'il avait et m'indique qu'il devrait cependant encore avoir besoin de pas mal de temps. Qu'à cela ne tienne, nous avons le temps et nous sommes bien, abrités dans les anfractuosités du petit monticule sommital.

40 minutes plus tard, Fabrice arrive au sommet. Il a l'air harrassé. C'est génial de se retrouver tous les 3 au sommet ! Nous passons encore quelques minutes pour que Fabrice puisse en profiter, puis commencant à avoir froid nous redescendons.

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Patrick et moi redescendons très vite dans les caillasses, le sable et les parties neigeuses. Nous rejoignons en à peine une heure le camp 2 à 6300 mètres. Je fais chauffer le réchaud pour faire de l'eau (même s'il m'en reste plein mon thermos, que je n'ai pas touché) et commence à faire mon sac pour redescendre. Fabrice met un temps fou pour redescendre et cela m'inquiète. Je ne suis d'autant plus pas rassuré que je n'arrive pas à voir où il est, même avec les jumelles. Je suis inquiet et ennervé de ne pas le voir descendre. Enfin, au moment ou je m'apprétais à remonter le chercher, nous l'apercevons titubant sur le névé. Je vais à sa rencontre et le ramène au camp. Il me dit avoir peut-être un début d'oedème cérébral. Bien qu'ayant des doutes sur cette probabilité (je pense surtout à une grosse fringale), je ne veux pas laisser une seconde la situation risquer de se dégrader. Je brusque un peu Patrick en lui demandant d'accélerer le mouvement pour replier le camp, puis je demande à Fabrice de commencer à descendre lentement et prudemment pendant que nous finissons de démonter le camp.

Nous nous retrouvons tous les trois sur le glacier où Fabrice semble retrouver un peu la forme. Nous décidons de redescendre d'un trait au Camp de base et que Patrick restera avec Fabrice alors, que je descendrai devant pour rejoindre Diego et Martin. Du camp de base je rentrerai en contact par talkie walkie avec Patrick pour savoir où ils en sont et, au besoin remonter avec Diego et Martin.

La descente est longue mais je suis heureux et je ne sens pas mes jambes et la fatigue. J'arrive au camp de base vers 19h et retrouve nos compères argentins qui me félicitent pour le sommet. Je leur parle de l'étatde Fabrice et Diego me dit qu'il est prêt à faire le trajet de retour vers Fiambala de nuit si nous voulons. Cette idée ne me déplaît pas.

Patrick et Fabrice (qui va beaucoup mieux) arrivent au couché du soleil et nous prenons la décision de rentrer à Fiambala directement ! Le trajet est mystérieux, car à la lueur de la pleine lune... C'est magique !

A Fiambala, malgré l'heure tardive (1h du matin) nous arrivons encore à l'heure pour aller dévorer une bonne viande à LA ROMA !

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Donc, voici pour récapituler la journée :
- nuit à 6300 m
- 500 de dénivellée positive
- sommet à 6800 m
- 2200 m de dénivellée négative pour retourner au camp de base
- retour à Fiambala, à 1500 m, soit 5300 m plus bas que le sommet !
- Bife de chorizo et bière à LA ROMA !

Voilà ce que j'appelle une journée bien remplie !

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10 décembre 2008

Pissis (Argentine)

Réveil en douceur après une nuit qui aura été bonne pour Patrick et moi mais toujours pas terrible pour Fabrice. Dès les premiers mètres nous attaquons le glacier. Quel bonheur de remettre les crampons et de progresser sur cette neige dure idéale !

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La pente est tout d'abord très douce, puis se redresse lentement pour atteindre les 40° environ sur notre itinéraire. Je suis toujours autant en forme et s'en m'en apercevoir, je passe le cap des 6000 mètres alègrement. Suivant mon rythme je passe devant et arrive le premier au camp 2, situé dans une petite combe à 6300 mètres.

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Même en pleine forme, je dois avouer qu'installer un camp à cette altitude, ce n'est pas de tout repos. Il n'y a pas de plateforme pour poser les tentes, pas de pierres à proximité pour les arrimer et pour tout arranger le vent souffle vraiment très fort. Mais c'est plus fort que moi : je suis super content d'être là et c'est comme si j'avais un immense sourire intérieur en permanence. Pour la première fois je me dis qu'à part les caprices de la météo, rien ne peut objectivement m'empêcher d'atteindre ce très haut sommet.

Traditionnel rituel de la fonte de neige au réchaud pour remplir nos thermos et nous sommes rentrés dans nos tentes juste avant que le soleil ne disparaisse, c'est à dire juste avant la grosse caillante ! Je suis toujours motivé comme pas deux et je me goinffre de tout ce que je peux pour emmagasiner des calories pour demain. Le seul truc sur lequel je n'arrive pas à me discipliner c'est de boire beaucoup. Ca tombe bien car il n'y a pas beaucoup à boire (pas beaucoup de volontaires pour surveiller le réchaud qui fait fondre la neige) !

Je m'endors comme un bébé vers 19h

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09 décembre 2008

Pissis (Argentine)

Copie_de_IMGP1197Nous partons du camp de base vers 10h du matin et laissons Diego et Martin s'y acclimater (c'est le début de la saison pour eux). Le début de notre montée est évident puisqu'il hes'agit de suivre le cours d'une grande quebrada (ravin). Nous sommes en pleine forme et je crois que je ne me suis jamais senti aussi bien sur une montagne. Mon sac semble ne rien peser et je ne ressent pas le besoin de faire de pause. Cette journée de repos à Fiambala a vraiment été bienfaitrice.

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Alors qu'il faut en général entre 5 et 6 heures pour monter au camp 1, nous atteignons celui-ci en 4 heures, pour nous retrouver à 5300 mètres, au bord du glacier. Le temps est toujours beau et les petits murets de pierres qu'on trouve sur ce camp nous abritent du vent qui commence à se lever. Nous nous ennivrons du panorama qui nous entoure et je rève déjà d'autre sommets.

Patrick (mon compagnon de tente) et moi entamons une grande conversation gastronomique sous la tente avant de nous endormir... le moral est au beau fixe !

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08 décembre 2008

Sur la piste vers le Monte Pissis

Diego et Martin passent nous prendre vers 10h du matin à la hosteria. Nous chargeons le 4x4 de nos sacs et partons pour 5 heures de route/piste/traces INCROYABLES ! En sept voyages dans les Andes, je crois que je n'avais pas encore vu de paysages aussi immenses et magnifiques.

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Les lagunas de toutes les couleurs et de toutes les tailles succèdent aux étendues désertiques, le tout sous les sommets les plus hautes des Andes : Ojos del Salado, Nacimiento, Walter Penck, Tres Cruces, etc. Nous sommes au paradis et je ne peux pas m'empêcher (comme d'habitude dans ces moments) de prendre quelques photos originales.

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Au fur et à mesure que nous roulons, la masse gigantesque du Pissis se rapproche de nous. Ce massif de plus de 20 km de large est complexe puisqu'on y compte pas moins de huit sommets, dont le principal est plus élevé de 12 mètres seulement du second. C'est également un des rares massifs sur lequel on trouve un vrai glacier.

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Nous arrivons en fin d'après midi au camp de base du Pissis, situé à environ 4700m. Le temps est magnifique. Nous plantons les tentes puis grignotons et bavardons avec Diego et Martin qui sont deux argentins vraiment adorables. Diego est un bonhomme très (trop ?) calme, qui parle lentement et de façon très douce, alors que Martin (de Buenos Aires) est un petit gars très marrant, bavard et très motivant quand il s'agit de nous parler de cette montagne qu'il adore et que nous nous apprêtons à gravir. Il faut dire qu'après l'avoir escaladé une première fois, Martin s'est offusqué de ne pas trouver de croix sur le 3ème sommet des Andes, qui plus est sur un sommet argentin. Il y est donc retourné pour apporter la croix qu'on y trouve aujourd'hui !

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07 décembre 2008

Fiambala (Argentine)

Aujourd'hui c'est notre journée de repos ! Au programme : grasse matinée, courses de bouffe et nous sautons dans un taxi qui nous emmène aux "célèbres" Termas de Fiambala. Cette source d'eau chaude a été amménagée en 17 piscines de températures différentes, échelonnées entre 48°c et 24°c ! C'est un peu le paradis, même si aujourd'hui nous sommes Dimanche et qu'il y a un peu plus de monde que d'habitude. Nous sommes venus avec nos pièces de viande que nous faisons griller sur les parilla prévues à cet effet pour qui veut.

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Rien de tel que deux bons morceaux de Vacio et de Bife de Lomo accompagnés d'un bon vin rouge du coin pour se refaire une santé... avant de passer l'après midi immergé mollement dans les eaux chaudes des termas !

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A notre retour nous visitons le récent petit musée de l'homme de Fiambala qui comporte une section très intéressante réservée aux sommets de plus de 6000 m de la Puna. En repassant par la place du village, nous sacrifions à une des traditions argentines les plus agréables : le cornet de glace (enfin pour moi, ca sera un pot de 250g) à déguster assis sur un banc, les yeux dans le vide ou en observant les voitures qui tournent doucement autour de la place. Un moment important dans la journée.

De retour à la hosteria municipal, nous rageons notre chambre (qui ressemble à un champ de bataille avec notre matériel éparpillé dans tous les sens) et préparons nos sacs pour demain avant d'aller dévorer une Bife de Chorizo (encore) à la ROMA. Demain nous partons pour l'objectif principal de notre expé : le PISSIS et ses 6800 mètres.

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06 décembre 2008

Incahuasi (Argentine)

En tout cas ce n'est pas Fabrice qui aura été requinqué par cette nuit. Le pauvre n'a presque pas fermé l'oeil de la nuit (un peu comme d'habitude en altitude pour lui, malheureusement), alors que Patrick et moi avons réussi à nous reposer.

Le réveil à 4h du matin n'est pas folichon et nous ne pouvons allumer le réchaud dehors à cause du vent. Nous sortons donc le petit réchaud à gaz qu'il est possible d'utiliser dans la tente... mais qui est beaucoup plus lent que notre réchaud à essence et il me faudra pas moins de deux heures pour remplir nos trois thermos d'eau chaude. Quelle galère ! Nous partons donc vers les hauteurs à 7h et je suis bien ennervé par cette séance de fonte, tordu en deux dans l'absyde de la tente. Fabrice est cassé et a beaucoup de mal à nous suivre alors que nous n'avancons pas vite. Il décide de nous lâcher. Ce n'est pas son jour. Patrick me suit dans la traversée hasardeuse du névé qui nous barre le chemin. Comme un con j'ai, deux jours plus tôt, assuré à mes accolytes que nous n'aurions pas besoin de crampons... alors qu'aujourd'hui, rien n'aurait été plus utile. Suite à cette traversée glissante, j'entraîne Patrick dans une pente de sable et de rochers instables, de plus en plus raide. En fait, pendant deux heures, j'ai l'impression de prendre mauvaise décision sur mauvaise décision et de persister à fond dans mes erreurs. Patrick est novice et sympa, il ne me fait aucune remarque, alors qu'il y aurait de quoi faire ! Vers 10h du matin, je sais déjà que pour moi, le sommet sera innateignable aujourd'hui. Je suis énnervé par la tournure de ce début de matinée et par un deuxième échec qui se profile pour moi sur l'Incahuasi.

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Vers 6000 mètres je décide de redescendre et je laisse Patrick rejoindre Fabrice, qui, ayant retrouvé des forces, a continué à monter doucement mais sûrement par la voie que nous aurions mieux fait d'emprunter depuis le début Patrick et moi. Ils ne monteront pas beaucoup plus haut et me retrouveront au camp à peine une heure plus tard, alors que je suis affalé dans ma tente où il fait une chaleur d'enfer.

Nous devrons nous faire violence pour lever le camp et redescendre jusqu'au pied de l'Incahuasi, où nous retrouverons avec un peu de retard le 4x4 qui nous redescend directement à Fiambala, soit dans la même journée une altitude max. de 6000 m et une altitude min. de 1500 m ! Le dîner et la nuit furent mémorables !

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05 décembre 2008

Incahuasi (Argentine)

Après une bonne nuit à l'abri du vent, nous attaquons les choses sérieuses en montant au col situé entre l'Incahuasi et l'Incahuasi Chico. Cette bavante, longue et difficile, dont une bonne partie est réalisée dans des passages sableux nous mène au camp d'altitude, à 5650m. Là nous montons nos tente lentement, un peu hébétés par l'essouflement et la fatigue. Puis commence l'activité numéro un quand on se trouve en altitude : faire fondre de la neige pour faire de l'eau. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est passionnant.

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La perspective de la journée de demain m'effraye un peu : nous sommes censés avaler les 1000 mètres de dénivelée qui nous séparent du sommet, sachant que les premiers 600 mètres sont durs, que les 200 suivants sont épuisants et dangeureux et que les 200 derniers sont interminablement longs. Il y a trois ans, j'avais été contraint de stopper mon ascension à 6400m, faute de "jus" pour continuer, et aujourd'hui j'avoue que je ne me sens pas plus en forme que la première fois. Mais bon, une bonne soupe à la tomate et un nuit à 5650 mètres peuvent me requinquer, on ne sait jamais !

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